Questions – réponses
La vision en bref
La Vision 2045 de Funiculaire St-Luc – Chandolin SA définit une trajectoire de développement à long terme de la destination. Elle vise à adapter le domaine skiable et, plus largement, l’offre touristique aux évolutions du climat et des pratiques, dans une recherche d’équilibre entre vitalité des villages et préservation des qualités qui font leur identité. Elle fixe un cap à long terme, avec des projets déjà engagés et des avant-projets appelés à évoluer au gré des études, des décisions, des capacités de financement et du contexte.
La Vision 2045 est portée par Funiculaire St-Luc – Chandolin SA. Son élaboration s’est appuyée sur la politique de développement territorial d’Anniviers (PAZ) et sur sa politique touristique 2024-2030. Dès les premières étapes de son élaboration, elle a fait l’objet d’échanges avec la Commune d’Anniviers, les bourgeoisies de St-Luc et de Chandolin, Anniviers Tourisme SA ainsi qu’avec les principaux acteurs économiques et touristiques de la vallée. Le dialogue se poursuivra à l’automne 2026 par des présentations de la vision auprès des principales instances concernées.
Les conditions dans lesquelles évolue la destination ont sensiblement changé ces dernières années. Face au réchauffement climatique, aux nouvelles pratiques touristiques et aux attentes des visiteurs, l’offre existante doit elle aussi s’adapter. Par ailleurs, une part importante des installations arrive aujourd’hui à un stade où leur modernisation s’impose.
Dans le même temps, la situation de Funiculaire St-Luc – Chandolin s’est renforcée : son endettement a diminué, son chiffre d’affaires a progressé et les perspectives économiques sont favorables. Ce contexte permet d’engager une transformation progressive et structurée de la destination.
L’objectif est de renforcer l’attractivité de la destination St-Luc – Chandolin, en consolidant son positionnement hivernal tout en développant une offre sur l’ensemble de l’année, et d’en assurer ainsi la pérennité à long terme.
La Vision 2045 décline cet objectif en 4 ambitions : améliorer l’accès depuis les villages, optimiser l’expérience en montagne tout au long de l’année, valoriser le potentiel des sommets – atout clé de la destination – et enrichir l’offre d’accueil en altitude.
Une vision concrète mais évolutive
Les initiatives présentées dans la Vision 2045 forment un ensemble cohérent, conçu pour se compléter et renforcer l’attractivité de la destination, et appelé à se déployer progressivement. À ce stade, certaines sont déjà engagées, tandis que d’autres – les avant-projets – sont encore à l’étude. Leur réalisation dépendra des résultats des analyses en cours, des décisions à venir, des conditions techniques et financières ainsi que, le cas échéant, des procédures communales liées à l’aménagement du territoire.
Les priorités de la Vision 2045 concernent en premier lieu le renforcement de l’enneigement technique et, à plus long terme, l’amélioration des accès au domaine skiable depuis les villages. Si ces deux axes sont déterminants pour l’attractivité de la destination, ils ne se déploieront pas simultanément, les initiatives liées aux accès, actuellement au stade d’avant-projets, nécessitant encore des étapes préalables et s’inscrivant dans des temporalités plus longues.
À court terme, les premières réalisations porteront sur le renforcement du réseau d’enneigement technique, le rétrofit du funiculaire et la création d’un espace dédié aux familles et à l’apprentissage du ski au Tsapé. Les premières mises à l’enquête sont prévues dès l’automne 2026, marquant le début de la mise en œuvre progressive de la Vision 2045.
Les visiteurs recherchent aujourd’hui des accès plus simples, plus directs et plus confortables. Or, les conditions d’accès au domaine skiable présentent certaines contraintes.
À St-Luc, le départ du funiculaire n’est pas directement connecté aux transports publics et les capacités de stationnement, déjà fortement sollicitées en période de forte affluence, restent limitées.
À Chandolin, la configuration du village et l’absence de places de parc en nombre suffisant ont historiquement conduit les sociétés de remontées mécaniques à implanter les installations en dehors du centre, comme le téléski de l’Illhorn ou le télésiège Chandolin – Tsapé. Cette situation rend les parcours depuis le village moins directs pour les personnes qui y vivent ou y séjournent et ne favorise pas l’animation du cœur du village.
L’amélioration de l’accès au domaine skiable est ainsi un levier déterminant pour renforcer l’attractivité de la destination.
Le financement des initiatives sera défini au cas par cas, en fonction de leur calendrier, des options retenues et des décisions du Conseil d’administration. Il reposera sur une combinaison d’autofinancement, de financements externes et d’augmentations de capital, avec un droit de souscription préférentiel pour les actionnaires actuels et la possibilité d’une ouverture à de nouveaux investisseurs ou partenaires.
Le financement constituera un élément déterminant dans les décisions de mise en œuvre : chaque avant-projet fera l’objet d’une évaluation spécifique et sa réalisation dépendra de sa faisabilité économique et des conditions de financement.
Au-delà de ces mécanismes, la capacité à financer ces initiatives reposera également sur le développement de la destination elle-même. Les projets portés par Funiculaire St-Luc – Chandolin SA s’inscrivent en effet dans une dynamique plus large, dans laquelle les investissements dans les remontées mécaniques et le développement de l’hébergement touristique se soutiennent mutuellement. Cette évolution conjointe contribuera à l’allongement des séjours dans les villages, à une meilleure répartition de la fréquentation sur l’année et, in fine, à des retombées économiques pour la vallée.
Projet de rétrofit du funiculaire
Mis en service en 1994, le funiculaire est la principale porte d’entrée du domaine skiable et une infrastructure essentielle de la destination : plus de la moitié des skieurs accèdent aujourd’hui au domaine par cette voie. Après plus de trente ans d’exploitation, certains équipements arrivent en fin de cycle de vie et nécessitent une rénovation. Le projet vise à garantir la pérennité de cette installation, à maintenir sa qualité de service et à répondre aux exigences actuelles en matière de sécurité et de confort.
Le rétrofit porte sur une modernisation en profondeur des équipements techniques du funiculaire. Il prévoit notamment le renouvellement de la commande électrique, la modernisation des moteurs, le remplacement des trains de roulement ainsi qu’un réaménagement des cabines.
Ces interventions permettront d’améliorer durablement la fiabilité et la sécurité de l’installation, d’en prolonger la durée de vie et d’offrir un meilleur confort aux usagers. Le remplacement des trains de roulement contribuera en outre à réduire le niveau sonore, avec un effet positif pour les riverains.
Les travaux nécessiteront une interruption temporaire de l’exploitation du funiculaire. Celle-ci est actuellement prévue entre le 16 août et le 10 décembre 2027, de manière à intervenir entre les saisons estivale et hivernale. Cette planification vise à limiter les impacts pour les usagers et à garantir la reprise de l’exploitation dans les meilleures conditions. Les travaux pourront toutefois entraîner des nuisances ponctuelles pour les riverains, notamment en termes de bruit et de circulation, qui seront limitées autant que possible et concentrées sur cette période.
Le rétrofit du funiculaire est prévu à l’horizon 2027. Des travaux préparatoires sont en cours, notamment pour affiner les aspects techniques et organisationnels du projet.
Le coût du projet relève de l’information financière réservée aux actionnaires de Funiculaire St-Luc – Chandolin SA. Sa réalisation reposera sur les capacités d’autofinancement de la société et sur le recours à l’emprunt.
Projet d’enneigement technique
L’évolution des conditions climatiques rend l’enneigement naturel plus incertain, en particulier en début et en fin de saison. Dans ce contexte, garantir des conditions de ski fiables devient un facteur déterminant pour l’attractivité de la destination.
Le réseau actuel, développé dans les années 1990, couvre une part limitée du domaine et repose sur les surplus d’eau potable des réservoirs communaux, avec des besoins importants en pompage. Il atteint aujourd’hui ses limites au regard des enjeux énergétiques et de gestion de l’eau.
Le projet vise à faire évoluer ce système en le raccordant au barrage de l’Illsee, pour une alimentation en eau non potable et une importante réduction des besoins énergétiques pour le pompage. Il permettra à terme de porter la couverture du réseau d’enneigement technique de 12% à 65% du domaine skiable, soit à un niveau comparable à celui des stations valaisannes ensoleillées, renforçant ainsi la fiabilité des conditions de ski à long terme.
Il améliorera en outre considérablement les performances du système : le temps d’enneigement passera d’environ 300 heures à près de 70 heures, renforçant la souplesse et la fiabilité de l’exploitation hivernale.
Le projet a été conçu de manière à limiter son impact sur le paysage. Une grande partie des installations, notamment les conduites et la centrale de pompage de l’Illalp, sera réalisée en souterrain, réduisant leur visibilité et préservant les qualités paysagères du site. Les aménagements en surface feront par ailleurs l’objet d’une intégration soignée, en tenant compte du relief, des matériaux et de l’environnement existant.
Sur le plan environnemental, la modernisation du système d’enneigement technique vise à améliorer l’efficacité du dispositif, tant en matière d’énergie que de gestion de l’eau. Le raccordement au barrage de l’Illsee permettra de recourir à une eau non potable, mettant fin à l’utilisation des surplus d’eau potable des réservoirs communaux.
Les nouvelles installations réduiront également les besoins énergétiques, notamment grâce à une forte réduction du pompage, l’eau étant acheminée sur environ 300 mètres de dénivelé contre près de 1'000 mètres aujourd’hui. Cette amélioration s’inscrit dans une organisation plus centralisée du réseau et est complétée par la récupération de chaleur des installations pour le bâtiment technique du Tsapé.
Enfin, à titre de mesure de compensation environnementale, le dispositif assurera, en période estivale, l’alimentation du bisse de la Remointze et des milieux humides qui lui sont associés.
Le projet d’enneigement technique entre dans une phase opérationnelle. Le choix du fournisseur pour la réalisation de la première étape devrait intervenir au début de l’automne 2026.
Les prochaines étapes porteront sur la finalisation des conventions avec les parties prenantes concernées, notamment les alpages et le propriétaire du barrage, avant une mise à l’enquête prévue à l’automne 2026.
Le choix du fournisseur étant encore en cours, les modalités de réalisation et de financement seront précisées à l’issue de ce processus.
Projets d’aménagements au Tsapé
Le projet prévoit plusieurs aménagements complémentaires : une place de jeux destinée aux familles, une piste de flowtrail pour le VTT en été et un jardin des neiges repositionné à proximité du restaurant.
L’objectif est de réunir sur un même site des activités familiales, d’initiation au ski et de loisirs de montagne, afin d’offrir une expérience plus simple et plus lisible pour les visiteurs.
Ces réalisations permettront de renforcer l’animation du secteur et d’en faire un véritable lieu de vie en altitude. Elles offriront des activités adaptées à tous les publics et en toutes saisons, tout en améliorant le confort et la fluidité des parcours, notamment pour les débutants.
Les trois projets feront l’objet de mises à l’enquête distinctes : la piste de flowtrail d’ici le début de l’automne 2026, puis les deux autres aménagements d’ici la fin de l’année. Leur réalisation est prévue en 2028, sous réserve de l’avancement des procédures.
Le coût des trois projets relève de l’information financière réservée aux actionnaires de Funiculaire St-Luc – Chandolin SA. Leur réalisation reposera sur les capacités d’autofinancement de la société et sur le recours à l’emprunt.
Avant-projet de télémixte Chandolin – Tsapé
Historiquement, les contraintes d’espace dans le village de Chandolin, notamment pour le stationnement, ont conduit les sociétés de remontées mécaniques à implanter les installations en dehors du centre. Si cette organisation a permis le développement du domaine skiable, elle limite aujourd’hui l’animation du village et son rôle de point de départ vers la montagne.
L’avant-projet de télémixte établirait ce lien entre le village et le domaine skiable et renforcerait l’attractivité de Chandolin comme lieu de séjour. Sa réalisation est en effet étroitement liée au développement des capacités d’hébergement touristique, favorisant une clientèle séjournant sur place sans accroître les besoins en stationnement.
La réalisation du télémixte est étroitement liée au développement de l’hébergement touristique dans le village. Son calendrier dépendra ainsi du rythme auquel les capacités d’accueil évolueront. Elle pourrait être engagée à un horizon rapproché si ces dernières se développent rapidement, ou intervenir plus tardivement dans le cas contraire.
Avant-projet de télécabine St-Luc – Tignousa – Pied du Rotsé
L’accès actuel ne répond plus pleinement aux besoins de la destination à moyen et long terme. Le départ du funiculaire est éloigné de la route cantonale, des principaux arrêts de transports publics, des hôtels et d’une partie des activités du village, tandis que les capacités de stationnement restent limitées. Par ailleurs, plus d’un skieur sur deux accède aujourd’hui au domaine skiable par le funiculaire. Cette concentration des flux à Tignousa entraîne des files d’attente importantes et des conflits d’usage entre skieurs et piétons. Dans ce contexte, plusieurs variantes ont été étudiées. Celle d’une nouvelle télécabine au départ de St-Luc est aujourd’hui privilégiée, car elle apporte la réponse la plus complète aux enjeux d’accessibilité, de gestion des flux et de développement d’une offre quatre saisons.
Oui, plusieurs variantes ont été analysées. Elles comprenaient notamment le remplacement du funiculaire par une télécabine sur son tracé actuel, une télécabine au départ du Prilet ainsi qu’un télésiège reliant le parking de l’Achelli au secteur de la Forêt. Si chacune d’elles répondait à certains enjeux, aucune ne permettait de traiter de manière complète les questions d’accessibilité, de stationnement et du développement d’une offre quatre saisons. La variante d’une télécabine reliant St-Luc, Tignousa et le Pied du Rotsé s’est ainsi imposée comme la solution la plus cohérente à l’échelle de la destination.
La localisation de la station de départ serait en outre compatible avec une potentielle extension du parking de l’Achelli, dont la planification et la réalisation relèveraient toutefois de la compétence de la commune d’Anniviers.
Cette variante permet d’augmenter la capacité de transport sur cette liaison centrale reliant le village de St-Luc à Tignousa et aux espaces d’altitude. À Tignousa, la prise en charge des skieurs arrivant par le funiculaire serait optimisée grâce à un système de rotation de cabines vides, permettant d’absorber les flux sans générer de saturation. La nouvelle télécabine contribuerait surtout à faciliter et fluidifier l’accès au domaine skiable depuis St-Luc.
Comme toutes les variantes étudiées, celle-ci présente certaines contraintes. Son tracé impliquerait le survol de plusieurs parcelles et habitations, ce qui suscite des préoccupations légitimes chez les quelques propriétaires directement concernés. Des échanges ont d’ores et déjà été engagés avec eux et, si le Conseil d’administration valide cette variante, ils se poursuivront dans le cadre de l’avancement de l’avant-projet et des procédures associées, notamment l’adaptation du plan d’affectation des zones (PAZ) de la commune d’Anniviers. Tant que cette procédure n’aura pas abouti, la variante demeurera au stade d’avant-projet.
Le survol de certaines parcelles et habitations est l’un des principaux enjeux de cette variante et fait l’objet d’une attention particulière. L’objectif n’est pas de transformer l’identité du village, mais de trouver un équilibre entre des attentes différentes : un lieu de vie économiquement et socialement dynamique pour celles et ceux qui y habitent à l’année, un cadre préservé et des activités variées pour celles et ceux qui y séjournent, et une destination accessible pour les visiteurs de passage. À long terme, le maintien d’un accès de qualité contribuera à préserver l’attractivité de la destination, à soutenir l’économie locale et les emplois, et à assurer la vitalité durable du village.
Conçue pour fonctionner toute l’année, la télécabine faciliterait l’accès aux itinéraires de randonnée, au bisse de Rouaz, au Tour des Lacs, à la Cabane Bella-Tola ainsi qu’aux parcours VTT. Elle accompagnerait ainsi le développement progressif de l’offre touristique en dehors de la saison hivernale.
Une initiative de cette envergure s’inscrit nécessairement dans une perspective de développement de la fréquentation. L’objectif n’est toutefois pas d’encourager un afflux massif de visiteurs à la journée, mais de privilégier une fréquentation liée au séjour, plus stable et mieux répartie dans le temps. La création d’une télécabine au départ de St-Luc devrait favoriser des investissements dans l’hébergement touristique, en cohérence avec cet objectif.
Non, il s’agit d’un avant-projet. Sa réalisation dépendra des études en cours et des procédures préalables à mener, notamment l’adaptation du plan d’affectation des zones de la Commune d’Anniviers pour le tronçon St-Luc – Tignousa.
Si le Conseil d’administration décidait d’en poursuivre le développement, les prochaines étapes permettraient d’en préciser les caractéristiques, le coût ainsi que les modalités de financement.
Communication
L’information sera assurée en continu à travers le site dédié à la Vision 2045, qui comprend notamment une rubrique d’actualités permettant de suivre l’évolution des initiatives et les principales étapes de leur développement.
Cette communication sera complétée, au fil de l’avancement des projets et des avant-projets, par d’autres actions ciblées, afin d’informer les publics concernés et d’accompagner les différentes phases de mise en œuvre.
Oui. Dans le cadre de l’avant-projet de télécabine, plusieurs séances d’information ont été organisées en février 2026 avec les riverains directement concernés par le tracé afin de présenter cette variante et de recueillir leurs remarques.
Une séance d’information a également été tenue le 6 mars à destination des actionnaires, au cours de laquelle la Vision 2045 et ses principales initiatives ont été présentées.